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La macro photographie

Coccinelle macro photographie

Coccinelle macro photographie

La macro photographie est une technique qui permet de photographier des sujets minuscules en les grossissant jusqu’à dix fois. Les sujets les plus courants sont les insectes, les araignées, les fleurs. La macrophotographie est aussi utile dans de nombreux domaines comme l’horlogerie, la mécanique, la philatélie….

L’ approche que je vais mettre en œuvre  sera naturaliste , ainsi ce sont les insectes, les fleurs, les gouttes d’eau et autres petits éléments naturels qui m’intéressent. Pour voir mes photos, allez dans ma galerie.

 

 

Le matériel de macro photographie.

Le matériel de macro photographie se constitue de l’appareil photo, d’un objectif macro (si possible) ou/et de bagues allonge ou encore de bonnettes. Comme accessoires utiles mentionnons par exemple un pied photo, un ou plusieurs flashs, des habits adaptés, une lotion anti-moustiques…nous détaillerons cela plus bas.

L’appareil photo.

Il n’est pas nécessaire d’investir une fortune pour faire de la macrophotographie. Toute sorte d’appareils comme un compact, un bridge, un hybride, un reflex permettent de réaliser de bonnes photos macro. Un compact ou un bridge  nécessiterons l’utilisation exclusive de bonnettes tandis qu’avec un hybride ou un reflex à objectifs interchangeable nous pourrons aussi utiliser des tubes allonge ou un objectif macro. Avec le zoom souvent très puissant d’un bridge et avec l’ajout d’une bonnette on obtient des grossissements particulièrement conséquents. 

Les bonnettes macro.

bonnette macro

Bonnette macro

La bonnette constitue le moyen le plus économique de faire de la macro. Ceci, à condition d’opter pour la qualité. Les bonnettes de qualité supérieure ont une influence très minime  sur la qualité finale de la photo. Contrairement aux bonnettes d’entrée de gamme, elles sont composées de deux lentilles et sont dites ” achromatiques “. Leur prix varie entre 50 et 100 euros l’unité selon les marques et leur taille. Ne vous laisser pas piéger par ces kits de bonnettes d’ entrée de gamme dites ” multi-couches”… Elles dégraderont l’image, apporterons des aberrations chromatiques, des distorsions. Vous serez, au final, frustré par la qualité des images obtenues.

Voici, par exemple,  l’excellente bonnette : MARUMI Achromat DHG 200 (5 dioptries)

Les bonnettes sont finalement des loupes et leur vergence ou grossissement est exprimé en dioptries. plus le nombre de dioptries est élevé plus le grossissement est fort.

Calculer le grossissement d’un ensemble objectif + bonnette :

Soit :

  • F = focale de l’objectif en mm ( en équivalent 24×36)
  • D = distance minimale de mise au point de l’objectif en mm
  • B = nombre de dioptries de la bonnette.

La formule est Grossissement = [(DxF):(D-F)] : [1000 : (B + 1000:F)] -1

Par exemple: mon zoom format 4/3 fait 12-60 mm ce qui au format 24×36 donne 24-120 mmm. La distance de mise au point mini est de 250 mm. La bonnette est de 5 dioptries.

Calcul : [(250×120) : (250 – 120)] : [1000 : (5 + 1000:120)] -1  ce qui es égal à (30 000 : 130) : (1000:13.3) -1 donc  (230.8 : 75)-1 ce qui donne un grossissement de 2:1…. ce qui est pas mal du tout !!!

Donc à bonnette donnée, le grossissement est d’autant plus fort que la focale de l’objectif est grand.

Conclusion sur les bonnettes :

Avantages :

  •  Le prix ( 50 à 100 euros pour un modèle haut de gamme
  • Pas de perte de lumière
  • Simplicité de mise en place
  • Aucun soucis de compatibilité
  • Faible perte de qualité pour les bonnettes haut de gamme
  • Utilisable sur les bridges et les compacts

Inconvénients :

  • Perte en qualité sur les modèles d’entrée de gamme

Les tubes d’allonge.

Tubes allonge

Tubes allonge

Les tubes d’allonge sont dépourvus d’éléments optiques. Ainsi, il n’apportent strictement aucune dégradation de la qualité d’image. Ils s’intercalent entre le boitier et l’objectif en augmentant le tirage ce qui permet de se rapprocher du sujet. Revers de la médaille, elles induisent une perte de luminosité, et la lumière en macro photographie, c’est souvent crucial ! Notez que les bagues d’allonge d’entrée de gamme ne transmettent pas les automatismes du boitier à l’objectif tandis que les modèles plus couteux, adaptés à votre boitier conservent les automatismes. C’est un point à vérifier avant tout achat.

 
 
Calcul du rapport de grossissement :

Le grossissement, G est égal à la longueur des bagues divisée par la focale de l’objectif.

Par exemple, avec un objectif de 50 mm (24×36) et des bagues d’un tirage de 48, cela donne 48/50 = 0.96 . Soit presque 1:1

Avec un objectif de 100 mm on obtient un grossissement de 0,5:1 . Un tel grossissement n’est plus vraiment de la macro photographie.

Donc, comprenez que les bagues allonge  sont adaptées pour les objectifs de courte focale contrairement aux bonnettes qui excellent sur un zoom ou un télé.

En conclusion sur les bagues d’allonge:

Avantages :

  • Prix raisonnable, compter 100 euros pour un jeu de bagues
  • Aucune perte de qualité

Inconvénients :

  • Nécessité d’enlever l’objectif pour la mise en place
  • Soucis de compatibilité selon le boitier, l’objectif
  • Pas d’automatisme sur les bagues d’entrée de gamme
  • Perte de lumière

L’objectif macro.

Objectif macro

Objectif macro

L’objectif macro est considéré comme le nec plus ultra pour faire de la macrophotographie. Sa formule optique donne des résultats optimums à tous les rapports de grossissement. De plus son ouverture maximale , souvent de f2.8 et son excellent piqué le rendent polyvalent pour faire aussi du portrait, du paysage, etc.

Ne pas confondre les ” vrais objectifs macro ” avec certains zooms estampillés ” macro ” à tord, sous prétexte que leur distance de mise au point minimale est faible. Avec de tels zooms, vous pouvez faire de la proxiphotographie, mais vous n’atteindrez jamais le rapport 1:1 ou plus d’un véritable objectif macro.

 
 
 
Conclusion :

Avantages :

  • Qualité optique
  • Polyvalence
  • Conservation des automatismes du boitier
  • Perte de lumière raisonnable
  • Facilité d’emploi

Inconvénients :

  • Le prix, compter 1000 à 1500 euros pour un bon objectif macro

La lumière en macro photographie.

La lumière est une notion d’importance en macrophotographie. Sa température de couleur s’exprime en kelvins (K) et varie du rouge orangé pour la flamme d’une bougie au bleu froid pour l’éclair d’un flash . Ainsi, la lumière rouge orangée est qualifiée de chaude tandis que la lumière bleutée est qualifiée de froide. Par ailleurs, on considère que la lumière du soleil délivrée à midi, sans nuages est blanche et fait 5500 K. Le contrôle de la balance des blancs que se soit sur l’appareil photo ou sur l’ordinateur permet de maitriser et de corriger la coloration de la lumière.

La lumière naturelle.

Il existe deux types de lumière naturelle : la lumière directe et la lumière réfléchie. La lumière directe est dure tandis que la lumière réfléchie adouci les ombres. Lorsque la lumière directe est trop  dure, soleil haut dans le ciel, les ombre marquées et l’ensemble trop contrasté nuisent à la qualité finale de la photo. Dans ces conditions nous réaliserons quand même de bons clichés si l’insecte est protégé de l’illumination  directe par des feuillages. L’idéal est la lumière rasante du matin ou du soir. Ainsi, nous devrons  nous lever tôt ou nous coucher tard pour bénéficier du plus bel éclairage que la nature peut offrir.

L’utilisation d’un réflecteur peut s’avérer utile. Il va permettre de simuler une source de lumière plus étendue et moins puissante et permettra de déboucher des ombres trop dures. La fabrication d’un réflecteur est très simple. Prendre un carton et le recouvrir de papier aluminium.

Le flash.

L’utilisation de flash intégré à l’appareil photo est possible. Toutefois ,assimilé à une source de lumière ponctuelle il provoque par conséquent  des ombres très dures. De plus l’objectif peut provoquer une ombre disgracieuse.

La solution : de diffuseur pour flash intégré que vous pouvez fabriquer vous même. Le diffuseur doit être le plus éloigné possible du flash, le bout de l’objectif étant l’idéal.

Voici un exemple de diffuseur :

Diffuseur de flash intégré

Diffuseur de flash intégré

Le flash cobra.
Flash annulaire

Flash annulaire

Voici une alternative au flash intégré à condition, bien sur, d’utiliser un diffuseur. Sa tête est orientable, sa puissance de diffusion est supérieure. De plus, par sa position surélevée il évite les ombres de l’objectif sur le sujet. Par ailleurs, ces flashs peuvent être combinés pour modeler la lumière, le flash maitre commandant le ou les flash esclaves.

Le flash macro.

C’est la Rolls des flash un  contexte de macrophotographie.  Il existe deux types de flash macro : le flash annulaire et le flash à têtes déportées. Le flash annulaire se distingue des autres par sa source de lumière fixée au bout de l’objectif. Ce flash est souvent composé de deux néons de part et d’autre qui seront réglés séparément et permettent ainsi un éclairage plus latéral.

Flash à têtes déportées

Flash à têtes déportées

 

Le flash macro à têtes déportées est composé de deux ensembles, le transmetteur et les têtes déportées. Toutefois, il coute deux fois plus cher que le flash annulaire.

 

 

 

 

 

 

 

La profondeur de champ ou zone de netteté.

En macro photographie la profondeur de champ ou zone de netteté est un élément crucial. En effet, plus le grossissement est fort plus la zone de netteté est réduite. De plus, se rapprocher du sujet réduit encore la zone de netteté. Fermer le diaphragme permet d’augmenter la zone de netteté mais cela se ait au détriment de la lumière entrant dans l’objectif, donc de la vitesse qui peut vite se révéler trop faible, provoquant un flou de bougé.

La netteté maximale doit en principe se situer sur les yeux de l’insecte ce qui demande beaucoup de soin et de précision lors de la prise de vue.

La fonction post focus.

La fonction post focus présente sur de nombreux appareils photo récents est fort pratique pour augmenter la zone de netteté. L’appareil  enregistre un petit film en 4K tout en faisant varier la mise au point à chaque image. Il suffit alors, dans lightroom par exemple d’extraire les images de sorte que les images extraites représentent la netteté souhaitée. Ensuite, combiner ces images dans un logiciel de focus stacking ( empilement d’images ) comme Helicon Focus.

Les limites de cette technique est que l’insecte ne doit pas être trop agité. En effet, le post focus dure environ 0,5 secondes et si l’insecte bouge dans ce laps de temps, c’est raté. En macro photographie il y a beaucoup de déchet, 90% en moyenne, il faut faire avec.

Ne pas confondre cette fonction avec le focus bracketing  présent sur certains appareils photo  qui consiste à prendre des photos en rafale avec une mise au point qui varie.

exemple de post focus :

Sur la photo de droite ( post focus ) la tige et les feuilles du fond sont bien nettes ce qui n’est pas le cas de la photo de gauche.

Voire ici des images réalisées en focus stacking.

Conseils pratiques.

Le matériel ne fait pas tout, loin de là. C’est le photographe, par sa discrétion, sa précision qui œuvre à la réussite d’un cliché.

Les vêtements.

Soyer discret, éviter les couleurs voyantes pour passer inaperçu. un tee-shirt à manches longues et un pantalon de couleurs noirs ou verts foncés feront l’affaire. Faute de quoi les insectes irons se cacher….

Accessoires photo.

  •  Le banc macro : Il permet se supporter un certain nombre d’accessoire, le plus souvent des flashs. Fabriquer son banc macro est assez simple. Il s’agit de réglettes métalliques que l’on fixe sous l’appareil photo par la vis prévue pour le pied.  Il ne reste plus qu’à fixer au dessus des extrémités des rotules pour flash.

La mise au point.

En macro photographie la mise au point doit être particulièrement précise. Elle se fait en manuel puis on avance ou recule légèrement le torse pour l’ajuster avec précision.

L’approche.

L’approche doit être féline. Éviter les mouvements brusques et amples, avancer lentement accroupi pour casser la forme “bipède” que les animaux, insectes  compris, repèrent de loin. Soyez vêtu de couleurs discrètes, vert sombre par exemple.

Éviter le flou de bougé.

En macro photographie, la lumière disponible, l’ouverture, la vitesse d’obturation sont les éléments clés d’un éventuel flou de bougé. La vitesse d’obturation limite en dessous de laquelle vous risquez le flou de bougé dépend de la longueur focale de l’objectif. Ainsi avec un objectif de 100 mm (équivalent 24×36) la vitesse minimale est de 1/100 s. Toutefois avec un appareil photo doté de la stabilisation on pourra descendre à 1/50s.

Lorsque le vitesse est vraiment trop faible, il reste l’utilisation d’un trépied, d’un monopode voir d’un bout de ficelle que l’on attache autour de l’objectif, que l’on maintient avec le pied en agissant par traction.

Les techniques au flash.

Le fill-in.

Le fill-in est une technique qui permet d’équilibrer la lumière naturelle et celle du flash, afin d’atténuer les ombres tout en conservant une lumière naturelle.

  • Choisir le diaphragme en fonction de la profondeur de champ voulue.
  • Vérifier que la vitesse ne soit pas trop lente pour éviter le flou de bougé, sinon, augmenter les ISO.
  • Mettre le flash en mode TTL et déclencher. L’éclair sera très bref faisant ressortir les détails du sujet tout en conservant une lumière globale naturelle.

En contre jour, l’arrière plan lumineux servira de référence au réglage de l’exposition, de la vitesse et le sujet sera sous exposé, l’éclair du flash venant corriger cela.

L’éclairage déporté.

Cette technique nécessite nécessite un transmetteur installé sur la griffe flash de l’appareil photo et d’un flash pouvant être déclenché par transmetteur. Ainsi, nous sommes libres, alors, de positionner le flash ou bon nous semble pour simuler une lumière latérale ou en contre jour.

Utiliser plusieurs flashs.

Avec plusieurs flashs les possibilités créatives sont encore plus grande. Utiliser un flash fixe et un flash déporté, deux flashs déportés un flash macro et un flash déporté…etc.

Conclusion.

Voila, vous avons fait le tour de cette discipline passionnante qu’est la macro photographie. N’hésitez pas à pratiquer en comptant pas mal de déchet, au moins 90% ce qui, avec les appareils photo numériques n’est pas un problème contrairement à l’argentique qui se révèlerait fort couteux.

Je vous souhaite une bonne chasse macro photographique !

 

 

La photo HDR mode d’emploi

La photo HDR ( high dynamic range ou grande plage dynamique ) est une technique qui permet de dépasser les capacités de notre appareil photo. Nos appareils photo ont une plage dynamique inférieure à celle de l’œil humain. Ainsi, une simple photo de paysage paraitra décevante avec un ciel délavé et des ombres trop fortes ce qui n’est pas conforme à ce que notre œil a vu. Même en shootant en RAW et en traitant l’image dans votre logiciel de développement, cela peut se révéler insuffisant pour obtenir une bonne image.

La photo HDR permet de résoudre ce problème.

La technique consiste à prendre plusieurs photos en RAW de la même scène à des expositions différentes.  Puis de les combiner en une seule qui aura alors une large plage dynamique. Un logiciel comme Lightroom CC, Photoshop, Photomatix ( payants ) ou encore  Luminance HDR ( gratuit ) est indispensable pour réaliser la fusion des images.

Techniques de prise de vue HDR.

– Bracketing automatique avec priorité à l’ouverture.

De nos jours, la plupart des appareils photo numériques possèdent une fonction bracketing automatique (à sélectionner et régler dans les menus de l’appareil ). Ils permettent de faire 3, 5, 7 photos à des expositions différentes. L’appareil ne doit pas être en tout  automatique mais en Av ou A sur la molette , soit priorité à l’ouverture. L’ouverture doit absolument rester fixe lors des différentes prises de vue. Sinon, la profondeur de champ variera et les images ne seront pas superposables.

Ainsi c’est la vitesse d’obturation qui variera pour que les clichés soient exposés différemment . Il est possible de faire cette série de clichés à main levée, sans pied car les logiciels de traitement photo HDR se chargent d’aligner avec précision les images. Il faut pour cela mettre l’appareil en mode rafale. Mais attention, la vitesse d’obturation sur la dernière image, la plus claire, peut au final se révéler insuffisante en faible lumière et peut provoquer un flou de bougé. En faible lumière, de nuit ou au crépuscule, le pied photo s’avère indispensable.

Il faudra aussi régler dans les menus de votre appareil la valeur du bracketing. Une valeur de +1IL –  0 – -1IL constitue une bonne base de départ.

– Bracketing en manuel.

Si votre appareil photo ne possède pas la fonction de bracketing auto, vous pourrez opérer en manuel sur pied.

  • Régler l’appareil en manuel, M sur la molette.
  • Régler l’ouverture à la valeur souhaitée.
  • Mettre l’appareil sur pied.
  • Utiliser le retardateur ou une télécommande filaire / infrarouge
  • Shooter le nombre de photos voulues en faisant varier la vitesse

– La question du bruit.

La sous exposition des photos peut entrainer un léger bruit. Par conséquent il est utile de shooter avec une valeur ISO la plus faible possible. Par ailleurs, dans votre logiciel de développement vous pouvez minimiser le bruit des clichés les plus sombre avant de procéder à la fusion de photos.

La fusion de photo HDR

Exemple de photo HDR :

Voici trois clichée, le premier en exposition normale tandis que  le deuxième est en sur-exposition et que le troisième est en sous-exposition. Vous pouvez les télécharger pour faire vos propres essais avec votre logiciel de fusion HDR.

Télécharger les images en RAW

 

Voici le résultat après fusion HDR dans Ligthroom CC.

Fusion de photo HDR

Fusion de photo HDR

Vous constaterez que sur la photo normalement exposée le ciel est correct tandis que le bas de l’image est trop sombre et mal défini. La fusion de photo HDR a permis de corriger cela. Notez que après fusion, j’ai, dans Ligthroom ajouté un filtre gradué sur le ciel pour renforcer son côté dramatique. De plus, j’ai accentué la saturation sur les bâtiments oranges.

La fusion HDR dans Ligthroom CC.

J’aime faire mes photos HDR dans Ligthroom car le fichier final produit est en RAW ce qui n’est pas le cas des autres logiciels ou il est en TIFF. Par conséquent, une fois le HDR crée nous gardons toutes les possibilités de post-traitement permises par le RAW.

Dans Ligthroom, sélectionner les images à fusionner, puis faire clic droit – fusion de photos – HDR. Cela va mouliner un peu le temps que le logiciel crée l’aperçu HDR.

Voici l’écran obtenu :

Aperçu fusion photo HDR

Cocher ” Alignement automatique ” surtout si les photos on été prises à main levée. Cocher ” Tonalité automatique “. Ainsi, le logiciel appliquera des réglages de base que vous pourrez  toujours modifier par la suite.

Le niveau de correction des décalages est utile si un objet a bougé dans la scène au moment des prises de vue ( personnage, feuilles des arbres ou autre ), ce que l’on appelle aussi deghosting. Pour que l’objet ne se vois pas dédoublé, le logiciel choisi les pixels qui ont bougé dans l’image normalement exposée puis les efface des autres images.

Ainsi, il est parfaitement possible de faire des images HDR  lorsque des éléments de l’image bougent. S’il y a trop de mouvements le déghosting ou réduction des images fantômes peut échouer et donner des résultats imprévus.

 

Fusion de photo HDR dans Photomatix.

 

photomatix ouvrir

Photomatix peut aussi bien se lancer en mode autonome que depuis Lightroom. Une fois lancé nous arrivons à l’écran suivant et on clique sur ouvrir.

L’écran des options HDR apparait

options de traitement HDR

 

La première case à cocher permet d’aligner les image pour le cas ou nous n’avons pas utilisé de pied. Puis vient la case pour supprimer les images fantômes pour le cas ou quelque chose ai bougé dans la scène. Ensuite vient la case ” réduire le bruit sur  ” et nous choisissons dans la liste déroulante soit uniquement l’image sous-exposée ou d’autres combinaisons. Puis vient la case ” réduite les aberrations chromatiques “. Enfin, cliquer sur aligner et combiner ( en bas du panneau en vert ).

L’écran mouline et on arrive alors à l’écran suivant:

Rendu HDR

Là cliquer sur rendu HDR.

L’écran final ou nous pourrons faire les réglages HDR s’affiche.

réglages HDR

A droite de l’écran s’affiche une série de présets  sous forme de vignettes. Pour ma part j’ai choisi le préset ” Réaliste  “. Il ne reste plus qu’à peaufiner les réglages à gauche pour obtenir l’image souhaitée.

Conclusion.

La photo HDR est une technique vraiment intéressante pour résoudre les problèmes de fortes variations lumineuses dans une scène. Les contre jours ne vous feront plus peur, les images seront exposées aux petits oignons selon vos souhaits.

RAW JPEG TIFF définition.

RAW JPEG TIFF Définition :

Les formats d’image RAW JPEG TIFF sont les trois formats utiles au photographe aussi bien pour la prise de vue que la diffusion.

RAW : Ce format n’est pas une image. Il s’agit d’un fichier brut de capteur dans lequel sont codées toutes les informations qu’a reçu le capteur au moment de la prise de vue. Il nécessite un logiciel ( dérawtiseur ) ou de dématriçage pour développer et afficher l’image. Un logiciel dérawtiseur est le plus souvent fourni avec votre appareil photo. Sinon il en existe des gratuits comme Darkable et des payants comme Ligthroom ou CameraRaw de Photoshop.

JPEG : C’est le format idéal pour partager des images à des tiers ou pour un site internet du fait de sa compression qui le rend jusqu’à 20 fois plus léger. Cette compression qui peut être plus ou moins forte se fait avec perte de qualité. Cette performance s’obtient en éliminant
purement et simplement les données graphiques redondantes.

TIFF : Ce  format est idéal pour l’impression. Sans perte il offre un image de grand qualité , par conséquent appréciée par les imprimeurs. Peu d’appareils photo enregistrent au format TIFF. Il s’obtiendra en général par exportation à partir d’un fichier RAW. Son poids élevé le rend par conséquent  impropre au partage par internet, messagerie, smartphone.

Quel format choisir pour la prise de vue ?

Sans hésitation, je choisis le RAW. Ce fichier contient la plus large quantité d’informations possible. Par conséquent  il permet facilement de rattraper les zones trop claires ou trop foncées d’une image. Les débutants préfèrent souvent le JPEG pour sa facilité de mise en oeuvre mais c’est une erreur. Certes, le RAW demande un développent dans un logiciel dérawtiseur ce qui peut être déroutant pour le novice. Je vous conseille d’apprendre à développer vos photos car cela est gratifiant et à terme vous obtiendrez davantage de bonnes photos. Il existe de nombreux tutoriels pour développer vos photos dans le logiciel de votre choix.

En conclusion :

Raw :

✓ Fichier volumineux

✓ Possibilité de modifier de nombreux réglages

✓ Récupération de détails dans les ombres et les hautes lumières

✓ Préservation de l’image

JPEG :

✓ Écriture plus rapide sur la carte mémoire

✓ Peu volumineux

✓ Ne nécessite que peu de post-traitement :

✓ Photos prêtes pour l’Internet

TIFF :

✓ La qualité est maximale

✓ Post-traitement minimal

✓ Interventions minimales

✓ Fichiers volumineux

Profondeur de champ bokeh

Profondeur de champ, définition :

La profondeur de champ est la zone dans laquelle le sujet sera parfaitement net. Une faible profondeur de champ rendra un sujet ou un détail net tandis que le reste de l’image sera flou. A l’inverse, une grande profondeur de champ rendra toute l’image nette . Le flou provoqué par une faible profondeur de champ s’appelle le bokeh.

Trois facteurs interviennent dans le contrôle de la zone de netteté.

1- La distance entre l’objectif et sujet. Plus l’objectif sera proche du sujet et plus la profondeur de champ sera faible. En macro photographie, par exemple, le sujet est très proche, quelques centimètres et la zone de netteté est très faible et le bokeh est très présent sur l’arrière plan et l’avant plan.

2- L’ouverture de diaphragme de l’objectif. Plus l’ouverture du diaphragme est grande, f/1,8 par exemple, plus la profondeur de champ sera faible. A l’inverse, plus elle est faible, f/10 par exemple, plus la zone de netteté s’étendra.

3- La longueur focale de l’objectif. Plus la focale de l’objectif sera courte plus la zone de netteté sera grande. Plus la focale sera longue et plus la zone de netteté se réduira. Avec, par exemple, un objectif de 24 mm vous pourrez faire un paysage net de l’avant plan à l’arrière plan et avec un objectif de 100 mm vous pourrez faire un portrait qui se détachera sur l’arrière plan flou.

Exemple :

Ici, la photo de gauche , prise avec une grande ouverture de f/1.7 , un premier plan net et un arrière plan flou . Sur la photo de droite l’ouverture est réglée à f/16 , la photo est nette de l’avant plan à l’arrière plan.

Pour agir sur l’ouverture, l’appareil photo doit être réglé en mode priorité à l’ouverture ou en mode manuel. En priorité à l’ouverture la vitesse d’obturation s’ajuste automatiquement en fonction de la lumière disponible. Si la vitesse devient trop faible, il faut mettre l’appareil sur pied ou bien augmenter les ISO.

Faible profondeur de champ

Grande profondeur de champ

Bienvenue!

Pratiquant la photographie en amateur depuis quelques années je touche à toute sorte de sujets. Ainsi, les photographies de paysages, urbaines et depuis peu la photo de rue ont ma prédilection.

Mon matériel se compose d’un appareil photo Panasonic GX8, du zoom Lumix 12-60 mm ainsi que du Lumix 20 mm 1.7 pour la photographie de rue.

Mon terrain de chasse est la ville de Nice et ses environs.

Je vous souhaite un agréable voyage dans mon univers photographique.

Photographies, un hobby démocratisé.

Avec l’avènement du numérique, le cout de la photographie c’est démocratisé. Des appareils photo de plus en plus perfectionnée sont à la portée de presque toutes les bourses. Ainsi, faire de la photo est devenu un hobby populaire et, quelque soit notre niveau, nous pouvons nous faire plaisir.

Dans ce blog dédié à ma pratique photographique je partagerai bien sur mes photos et aussi, je rédigerai, dans la mesure de mes capacités, des articles techniques pour vous aider à comprendre et progresser.

J’ai commencé à photographier il y a bien longtemps avec un appareil argentique, un Praktica B200. Je faisait surtout des diapositives couleur que je développais moi même mais le cout avant d’obtenir une photo correcte m’a vite fait déchanter. J’ai du coup laissé tomber la photo durant plusieurs années jusqu’à la sortie des premiers appareils numériques. Mon premier appareil numérique était un compact de 5 mégapixel, ce qui pour l’époque était déjà extraordinaire. Puis je me suis laissé tenter par un reflex Canon EOS 500 D.

Récemment , je suis passé à l’hybride avec le Panasonic Lumix GX8. Je suis très satisfait de ce modèle, il est aussi bon qu’un reflex et est même meilleur que mon vieux Canon. Plus compact aussi, ce qui est un atout pour la photo de rue, bien qu’il existe des modèles hybrides encore plus compacts qui peuvent même rentrer dans une poche.

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