L’exposition est l’élément fondamental de toute photographie. C’est un facteur clé dans la réussite d’une image. Une image sous exposée sera trop sombre, sur exposée elle sera trop claire, délavée.

Bien sur, vous pouvez mettre votre appareil photo en tout automatique, mais un photographe qui souhaite progresser se doit de maitriser les paramètres de l’exposition.

L’exposition est conditionnée par trois facteurs :

  • L’ouverture liée au diaphragme,
  • La vitesse liée à l’obturateur,
  • La sensibilité liée aux paramètres ISO du capteur.

Pour bien comprendre procédons à une analogie avec un tuyau d’arrosage et un bac à remplir. L’eau représente la lumière, le robinet représente l’obturateur et le bac représente le capteur de l’appareil photo.

Vous comprenez parfaitement  que vous déverserez, à débit égal,  la même quantité d’eau en 2 secondes avec un tuyau dont l’orifice est de 2cm carré que en 4 secondes avec un tuyau dont l’orifice est seulement de 1cm carré. Si cela vous parle, alors, vous avez tout compris à l’exposition !

Le débit c’est la quantité de lumière disponible, l’orifice du tuyau c’est l’ouverture du diaphragme, le robinet (2 secondes, 4 secondes), c’est la vitesse d”obturation, le bac, c’est la capacité en ISO du capteur.

Ces trois facteurs de l’exposition sont intimement liés.

L’ouverture :

On le comprend bien, avec une petite ouverture peu de lumière vient frapper le capteur de l’appareil photo. Avec une grande ouverture beaucoup plus de lumière traverse l’objectif et atteint le capteur. L’ouverture s’exprime pat une lettre : f, suivi d’un nombre qui représente l’ouverture. Par exemple, f1,2 f2 f8 f16 f22…etc.

Attention, une particularité peut vous perturber : plus le nombre est petit plus l’ouverture est grande. Ainsi, f2 est une grande ouverture et f22 est une petite ouverture.

Concrètement, comment procéder ?

Mettez votre appareil photo en mode Av ou A c’est à dire en priorité à l’ouverture. Ainsi, vous pourrez faire varier l’ouverture tandis que la vitesse sera automatique. Tournez la bague des ouvertures sur votre objectif ou la molette sur votre appareil. ( Cela dépend des modèles, consultez le mode d’emploi ). Enfin, observez dans votre viseur ou votre écran la vitesse qui change automatiquement garantissant que la photo sera correctement exposée. Par exemple, à f4, relativement grande ouverture, beaucoup de lumière entre et la vitesse sera peut être de 1/500 s. A l’inverse, à f16 , relativement petite ouverture, la vitesse s’ajustera par exemple à 1/60 s.

Alors, pourquoi varier l’ouverture ?

Simplement, l’objectif, selon l’ouverture choisie n’aura  pas la même profondeur de champ. La profondeur de champ, c’est la zone de netteté sur l’image. Ainsi, avec une grande ouverture vous pourrez faire un arrière plan flou, pour un portrait par exemple, tandis qu’avec une petite ouverture vous aurez une image entièrement nette pour un paysage par exemple.

Qu’en est il des ISO ? 

Comme vous l’avez compris avec une petite ouverture, la vitesse d’obturation est plus lente de sorte que vous risquez de faire un flou de bougé. C’est là que les ISO viennent à la rescousse. Augmenter les ISO rend le capteur de l’appareil plus sensible à la lumière. Ainsi la vitesse d’obturation augmente.

Conclusion :

En priorité à l’ouverture vous photographierez plutôt des sujets passifs : portraits, paysages, fleurs…etc. Choisissez d’abord l’ouverture selon la zone de netteté que vous souhaitez, vérifiez la vitesse, et, uniquement si elle est insuffisante, augmentez les ISO.

La vitesse d’obturation.

On le comprend bien, avec une vitesse d’obturation rapide, 1/1000 s par exemple, peu de lumière atteint le capteur. Avec une vitesse lente, 1/60 s par exemple, plus de lumière frappe le capteur.

En mode priorité à la vitesse, vous choisissez la vitesse d’obturation et l’ouverture se règle automatiquement afin que l’exposition soit correcte.  Utilisez ce mode pour les photos de mouvement. Sports, voitures,  etc.

Plus vous augmentez la vitesse, plus le diaphragme va s’ouvrir(et la profondeur de champ va diminuer) pour compenser, ceci jusqu’à ce que l’objectif ne puisse pas ouvrir davantage (une alarme clignote alors dans le viseur ) ou que la profondeur de champ est trop faible à votre gout. C’est alors que les ISO viennent à la rescousse. A vitesse donnée, augmenter les ISO va permettre de fermer davantage de diaphragme.

Conclusion :

Choisissez d’ abord la vitesse selon l’effet recherché ( figer le sujet, fond filé etc.). Puis, vérifiez l’ouverture et , si elle s’avère insuffisante augmentez les ISO.

Les ISO, l’exposition et le bruit.

Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, vous pouvez augmenter les ISO pour palier à des manques de vitesse, d’ouverture, de lumière. En photographie de nuit à main levée par exemple, il est fréquent de travailler à 1600 ou 3200 ISO.

Mais l’augmentation des ISO se traduit aussi par une augmentation du bruit numérique. Les appareils récents de plus en plus performants permettent d’augmenter sensiblement les ISO jusqu’à 3200 voir plus. Il est vivement recommandé de shooter au format RAW car dans votre logiciel de développement vous pourrez corriger la montée du bruit.

En conclusion sur l’exposition :

Débarrassez vous du mode tout automatique ! Travaillez en semi-automatique , priorité à l’ouverture ou priorité à la vitesse ou encore en manuel. Réglez les ISO au minimum possible, réglez votre ouverture ou votre vitesse, et seulement cela est trop limite augmentez les ISO.